samedi, octobre 06, 2007

La hanche d'Antonio - fin


Ainsi l'amoureuse eu la chance,
Près des fenêtres , sur le chemin,
De revisiter le destin
De secrets au creux de la hanche.

Des secrets blancs comme l'enfance
Au détour d'un jeu de ballon,
Des secrets bleus d'adolescence
Dans le swing d'une chanson.

Des secrets lumineux et verts
Sur les chemins en compagnie
D'une bicyclette, deux ou trois vers,
Pour chanter l'espoir et la vie.

La hanche d'Antonio ainsi
Parcourait tous les océans,
Insouciante Magellan
Elle ne craignait rien que l'ennui.

Mais de secrets plus noirs, plus durs,
Antonio panse ses blessures.
Et Julia son coeur lui tend,
Dans le clair-obscur elle entend

Les paroles gravées s'épuisent,
Écrasées dans la main en cendre,
Elles résonnent comme des mots tendres.
Les carcasses fumantes luisent.

Mon ami où partent les jours?
La liesse d'un coeur amoureux,
La danse, la joie de tes yeux,
Souviens-toi de mon nom toujours.

Souviens-toi avant qu'il s'efface,
Souviens-toi car le bonheur passe.


Copyright & copy - Nathalie R. Klein © 2007

vendredi, octobre 05, 2007

Sombre soldat


Sur la baie vitrée
Je lis tes pensées,
La mort et l'effroi
Me glace, j'ai froid.

Sombre soldat viens,
Mange dans ma main
Les graines de fruits
Mange les sans bruit.

Je ferme la porte.
Ne dis rien, chuchote,
Dis à ton bourreau
De bien tendres mots.

Laisse tes manières
Pendues au vestiaire,
Il n'est pas trop tard
Pour casser le soir.


Copyright & copy - Nathalie R. Klein © 2007

jeudi, octobre 04, 2007

Reviens


Il avait dit "vas-t'en" et je me retournais
Soudain interpellée, confuse, choquée peut-etre.
Comme un orage bleu sur le bord des fenêtres
Mes pensées douces et rugissantes s'entremêlaient.

Il avait dit "vas-t'en" ou était-ce "reviens"?
Une autre voix ... gonflée d'orgueil et de silence,
Bulle d'éternité dans le creux de l'absence?
Cet autre cri lugubre déchire tous les liens.

Ainsi je te relis en cachette dans le noir,
Je dessine des yeux la subtile frontière
Entre survivre et vivre, entre naufrage et mer,
Je m'applique à ne pas céder au désespoir.

Ah ton oiseau blessé ne veut plus tant souffrir,
Il trie ses espérances dans un monde logique
Où amour ne rime pas avec pathétique
Sous ton regard de juge, de bourreau et martyr.


Copyright & copy - Nathalie R. Klein © 2007

mardi, octobre 02, 2007

Clé de fa



Au revoir mon ami en clé de fa,
En clé de sol aussi qui tourna mal
Et cassa la serrure tout en fracas
De mon coeur esseulé, épuisé, sale.

Au revoir ou plutôt adieu, je quitte
Mes fantasmes, le silence s'installe.
Tu ne m'as guère aimée, je le dis vite.
Face à la duperie la nuit s'étale.

Contre les rêves en sang jouent les saisons,
Entre l'hiver exsangue et le bonheur
Perdu et retrouvé contre raison,
Je suis sans haine pour mieux vaincre la peur,

La peur d'être sans toi une marionnette,
Chiffon sans utilité et sans nom,
Grise orpheline d'un amour malhonnête,
D'une amitié brûlante comme le charbon.


Copyright & copy - Nathalie R. Klein © 2007
Copyright & copy - Nathalie R. Klein © 2007